Conférence 2021

2021Conférence

Prévenir les homicides familiaux : de la recherche et des expériences vécues à la pratique

Il s’agit d’une conférence en ligne mettant l’accent sur les enseignements de l’Initiative canadienne sur la prévention des homicides familiaux au sein de populations vulnérables — un projet de recherche ayant bénéficié du soutien du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Du 11 au 14 mai 2021 — quotidiennement de 13 h à 17 h (HNE)

Cette conférence présente les connaissances clés acquises dans le cadre d’un projet de recherche national étalé sur six ans portant sur les homicides familiaux. Celui-ci met l’accent sur les populations autochtones, immigrantes et réfugiées, sur les collectivités rurales, éloignées et du Nord et sur les enfants victimes de violence conjugale. Les conférenciers comprennent des chercheurs(euses) ainsi que des intervenants de la communauté.  

Quatre jours d’apprentissage en ligne

Sujets abordés

Mardi 11 mai 2021
Comprendre l’homicide familial : définitions et données

Les définitions entourant l’homicide familial et les données qu’elles nous ont amenés à recueillir façonnent la compréhension que nous avons de ces décès, ainsi que les politiques et les efforts de prévention. Les données rassemblées sont tributaires de la rigueur et de la coopération des enquêteurs de police et des coroners ou médecins légistes. Dans certains cas, la seule source d’information consiste en des comptes rendus des médias et des jugements des tribunaux. Cet atelier portera, d’une part, sur les enjeux qui surviennent pour définir l’homicide familial au travers de nos travaux sur l’Initiative canadienne sur la prévention des homicides familiaux au sein de populations vulnérables (ICPHFPV) et, d’autre part, sur les façons dont ces considérations varient selon les populations vulnérables étudiées. Ensuite, nous nous pencherons sur plusieurs études de cas pour montrer quels cas ont été inclus et exclus de notre travail, en soulignant, pour certains d’entre eux, les caractéristiques qui ont posé des difficultés pour déterminer le choix. Puis, nous présenterons brièvement les tendances et schémas relatifs à l’homicide familial au Canada, tant au sein de la population générale que des quatre populations étudiées, en mettant l’accent sur les réalités et défis pratiques ayant trait à la collecte de ces données et les efforts de coordination de la collecte des données à l’échelle nationale. Enfin, un débat d’experts dirigé se penchera sur les principaux enjeux associés aux définitions et aux données se rapportant aux quatre populations concernées.

Présenteur.trice.s confirmé.e.s :

Myrna Dawson, Centre for the Study of Social and Legal Responses to Violence, University of Guelph
Jordan Fairbairn, King’s University College, Western University
Danielle Sutton, University of Guelph

 
Mercredi 12 mai 2021
Points de vue des prestataires de services sur l’évaluation de risque, la planification de la sécurité et la gestion de risque en matière de violence familiale : l’écart entre connaissance et pratique

Dans de nombreux secteurs, les professionnels de première ligne jouent un rôle déterminant en cas de divulgation d’actes de violence familiale. Leurs réponses peuvent inclure l’évaluation de risque et la planification de la sécurité pour les victimes, ainsi que des stratégies de gestion de risque auprès des contrevenants. Cet atelier exposera certains des défis et réalisations survenus au cours de la recherche que nous avons effectuée pour réaliser un sondage national auprès de prestataires de services, suivi d’entretiens approfondis avec des informateurs clés. Nous exposerons les points saillants des principaux thèmes de cette recherche, notamment les résultats du sondage réalisé auprès de 1 405 professionnels et les 366 entretiens menés avec les informateurs clés. Les thèmes portent sur l’identification d’outils d’évaluation de risque appropriés, ainsi que l’absence de formation, de ressources et de collaboration intersystème. Les défis entourant le travail avec des individus et des communautés vulnérables sont établis. Des analyses plus poussées sont fournies selon les secteurs, entre autres sur le rôle des services de protection de l’enfance, de lutte contre la violence à l’encontre des femmes, de la police et des services correctionnels dans le travail avec les communautés autochtones, les familles immigrantes et réfugiées, les collectivités rurales, éloignées et nordiques, et les enfants exposés à la violence familiale. Un panel de prestataires de services réfléchira à ce que les résultats de cette recherche signifient pour leur secteur, leur juridiction et les populations concernées. 

Présenteur.trice.s confirmé.e.s :

Peter Jaffe, Centre for Research & Education on Violence against Women & Children, Western University
Marcie Campbell, York University
Mary Aspinall, University of New Brunswick
Misha Maitreyi, University of New Brunswick
Meghan Gosse, Saint Mary’s University
Diane Crocker, Saint Mary’s University
Dolly Mosher, Halifax Regional Police Service
Abir AL Jamal, Muslim Resource Centre for Social Support and Integration
Kate Rossiter, Simon Fraser University and Ending Violence Association of British Columbia
 
 
Jeudi 13 mai 2021 
Tirer des enseignements des occasions manquées de prévenir un homicide : écouter les survivant.e.s et les victimes 

Partout au Canada, les femmes et les enfants confrontés à la violence familiale sont exposés au risque de violence grave, voire d’homicide familial. De nombreux femmes et enfants ont été tués – d’autres ont survécu. Il est possible d’apprendre auprès des survivant.e.s, ce qui a fonctionné, tout comme il est possible d’apprendre, auprès d’amis et de membres de familles dont un proche a succombé à un homicide familial, ce qui, rétrospectivement, aurait pu être fait différemment. Cette séance présentera des observations tirées d’entretiens réalisés avec des survivant.e.s de violence familiale et des proches de victimes d’homicide. Ces femmes et ces enfants ont souvent dû négocier leur sécurité et gérer le risque au quotidien; l’expérience qu’ils ont acquise lorsqu’ils sollicitaient de l’aide est essentielle à notre compréhension – surtout au vu de leur identité sociale, de leur emplacement géographique et d’autres facteurs.

Présenteur.trice.s confirmé.e.s : 

Anna-Lee Straatman, Centre for Research & Education on Violence against Women & Children, Western University
Julie Poon, Centre for Research & Education on Violence against Women & Children, Western University
Angie Hutchinson, Survivor’s Hope Crisis Centre
Renee Hoffart, University of Manitoba
Zoe Hilton, Waypoint Centre for Mental Health Care
Alexis Winfield, Western University
Pertice Moffitt, Aurora College
Alana Glecia, PhD candidate, University of Saskatchewan
 
 
Vendredi 14 mai 2021 
Traduire le savoir en pratiques 

1er atelier : Comités canadiens d’examen des décès dus à la violence familiale : défis et barrières survenant dans l’application des recommandations
En 2021, sept provinces canadiennes ont établi des comités d’examen des décès dus à la violence familiale, dans le but d’étudier de façon approfondie les homicides familiaux. Les examens visent à relever les facteurs de risque présents avant l’homicide, les interventions préalables de la communauté et de la justice, ainsi que les éventuelles occasions manquées d’intervenir. Ils s’accompagnent de recommandations pour empêcher d’autres décès de survenir dans des circonstances similaires. Ces comités se trouvent à divers degrés de développement au Canada, et il existe divers modèles pour étudier ces homicides. L’atelier exposera les défis rencontrés pour mettre sur pied les comités et en assurer la viabilité, ainsi que les barrières qui surviennent pour surveiller la mise en œuvre des recommandations.

Présenteur.trice.s confirmé.e.s :

Myrna Dawson
Peter Jaffe
Deidre Bainbridge, présidente du Comité d'étude de l'Ontario sur les décès dus à la violence familiale, Bureau du coroner en chef
Stéphanie Gamache, avocate, B.Sc., Coroner, Bureau du coroner du Québec
Jérome Ouellette, coroner en chef, ministère de la Justice et de la Sécurité publique du N.-B.

2e atelier : Implications pour la prévention : pratique factuelle, défis et prochaines étapes
De 2015 à 2021, l’Initiative canadienne sur la prévention des homicides familiaux s’est penchée sur l’identification de stratégies d’évaluation de risque, de gestion de risque et de planification de la sécurité propres aux Autochtones, aux immigrants et aux réfugiés, aux collectivités rurales, éloignées et nordiques, ainsi qu’aux enfants exposés à la violence familiale. La conférence Prévenir la violence familiale : de la recherche et du vécu à la pratique expose ces résultats, qui sont susceptibles d’orienter la pratique. La conférence offrira l’occasion d’inviter les praticiens à participer à une discussion sur les défis qui découlent d’enjeux systémiques ou sociaux constants qui entravent le changement, et pour délibérer des prochaines étapes qui s’offrent à la recherche et à la pratique.

 

La conférence comprend 

  • Interprétariat en français et sous-titrage codé 
  • Cercle de ressourcement virtuel appuyé par des Anciens, des travailleurs(euses) sociaux et des spécialistes en counseling
  • Un nombre limité d’inscriptions sans frais pour les membres des communautés noire, autochtone et des personnes de couleur et les survivants(es) de la violence conjugale

Inscription

Les inscriptions ont débuté!

Frais d'inscription : 50 $ (CAD)
 
Bourses d’études
Un nombre limité de bourses d’études seront offertes aux membres des communautés noire, autochtone et des personnes de couleur et aux survivants(es) de la violence conjugale. Plus de détails seront communiqués sur la page d’inscription. 
>>>>>>>>>>>>L'inscription au moyen d'une bourse d'études est maintenant terminée.

La direction de la Conférence est fière d’annoncer que 50 bourses d’études ont été distribuées aux membres des communautés noire, autochtone et des personnes de couleur. 

Politique d’annulation de l’inscription de la Conférence
Si vous aviez à annuler votre inscription à la Conférence, un remboursement des frais d’inscription pourra être fait en soustrayant 20 % de la somme pour les frais d’administration. Toute annulation signifiée après le 1er mai ne fera pas l’objet d’un remboursement.
 
 

Auditoire

Survivants(es) de la violence conjugale, participants(es) à la recherche, fournisseurs de services sociaux, travailleurs(euses) du domaine de la justice, travailleurs(euses) de la santé, partenaires et collaborateurs(trices) de la communauté, étudiants(es), chercheurs(euses), gestionnaires des politiques.

Conférenciers et conférencières invités

Ce projet a été soutenu par plus de 70 organisations à titre de collaborateurs ou de partenaires — dont plusieurs livreront des exposés lors de cette conférence. 

Pour obtenir la liste des partenaires et des collaborateurs(trices) :

On comptera aussi parmi les conférenciers des directeurs(trices) de projet, des cochercheurs(euses) et des responsables de la recherche.

Directeurs(trices) de projet et cochercheurs(euses)

Myrna Dawson, University of Guelph
Peter JaffeWestern University
Diane Crocker, Saint Mary’s University
Myriam Dubé, Université du Québec à Montréal
Jordan Fairbairn, King's, Western University
Sepali Guruge, Ryerson University
Catherine Holtmann, Muriel McQueen Fergusson Centre for Family Violence Research
Julie Kaye, University of Saskatchewan
Nicole Letourneau, RESOLVE Alberta
Pertice Moffitt, North Slave Research Centre/ Aurora Research Institute
Kendra Nixon, University of Manitoba
Cathy Richardson/Kinewesquao, Concordia University
Kate Rossiter, Simon Fraser University and Ending Violence Association of British Columbia
Katreena L. Scott, Western University